Nourrissage des animaux sauvages interdit !

A17_Nourrissage des animaux sauvages interdit !

Dans les grandes villes, l’interdiction de nourrir les animaux sauvages comme les pigeons ou les étourneaux est de plus en plus courante et vise à limiter leur concentration, source de désagréments.

Il est important de garder à l’esprit que cette interdiction s’applique aussi à la campagne et est valable pour « tous les animaux errants, sauvages ou redevenus tels » comme  les canards sauvages, les ragondins, les corneilles, les écureuils, les renards et bien d’autres espèces.

Pourquoi cette interdiction ?

La plupart de ces animaux peuvent véhiculer des zoonoses (plus d’infos dans la rubrique ZOONOSES). Le risque sanitaire est un point non négligeable quand on a conscience des conséquences que peuvent avoir ce type de maladies. De plus, « Toutes mesures doivent être prises si la pullulation de ces animaux est susceptible de causer une nuisance ou un risque de contamination de l'homme par une maladie transmissible. » Ce type de mesures, si besoin est, devra être pris par le Maire de la commune, sous forme d’un arrêté municipal.

Un apport artificiel de nourriture profite d'abord aux espèces opportunistes les plus banales des villes: pigeons des villes, rats, corneilles noires, chats errants, perruches, renards, oies d’Egypte, etc. Nourrir ces espèces aura pour effet d’augmenter leur population, avec un impact négatif sur l’environnement.

De plus, la nourriture offerte n'est pas nécessairement adaptée aux animaux. Le pain par exemple, souvent mouillé, n'est pas idéal pour les oiseaux : il gonfle dans leur estomac et peut provoquer des troubles digestifs.
Le nourrissage de certains animaux créé une accoutumance, ces derniers deviennent alors dépendant de l’homme et rencontrent des difficultés à se nourrir seuls. La survie de ces animaux (surtout en hiver) est alors compromise et très douloureuse.

Les kilos de nourriture qui se « perdent » dans l’eau peuvent également perturber l’équilibre écologique d’un étang et déstabiliser son fonctionnement. En cas de grosses chaleurs, l’eau devenue trop riche en matières nutritives, peut même devenir toxique voire mortelle pour la plupart des animaux qui y vivent : l’eau peut être envahie par des algues et certaines maladies comme le botulisme peuvent apparaître. Il faut ensuite des mois pour rétablir l’équilibre écologique.

Dans le cadre de la lutte contre les ragondins et les rats musqués, certaines communes passent une convention de piégeage, afin d’organiser des campagnes sur le territoire et gérer les populations. Bien sur, si parallèlement à cette action de piégeage, d’autres nourrissent les animaux, l’action s’avère inefficace.